Le 28 juin. Aux alentours de 10h15, des groupes importants de manifestants atteignent les rues Kochanowski et M³yñska devant la prison. Les manifestants libèrent les prisonniers et prennent les armes se trouvant dans le dépôt de la prison. Rue Kochanowski, les manifestants tentent d'entrer dans le bâtiment du Bureau de la Sécurité (UB) de la voïvodie. Vers 11 heures, des premiers coups de feu sont tirés du bâtiment de l'UB. Dans l'après-midi, des unités de l'armée entrent dans Poznañ. Les affrontements entre les fonctionnaires de l'UB secondès de l'armée avec les manifestants, durent toute la nuit. 57 personnes sont tuées. 450 personnes sont blessées. La plus jeune victime lors des événements de Poznañ, c'est Romek Strza³kowski, un collégien de 13 ans.
Annemarie Doherr (correspondante du journal „Frankfurter Rundschau") :
J'étais à la fenêtre d'un appartement privé rue Roosevelt, à 400 mètres du bâtiment de l'UB. Les mitraillettes cliquetaient sans cesse. Encore et encore, la foule terrifiée tentait de fuir et de s'abriter sous les portes cochères. Trois chars de type T-34 roulaient bruyamment dans les rues mouillées par la pluie et se sont arrêtés devant les fenêtres. Une femme a fixé un drapeau sur la tour elle du char... Les larmes aux yeux, ils chantaient un vieux chant religieux polonais “Bo¿e, co¶ Polskê”. Les Français participant alors à la Foire de Poznañ, ont crié à la foule : « Vive la Pologne! ».













