• pl
  • en
  • cz
  • de
  • ru
  • sk
  • hu
  • fr

12 12 12

Le 25 octobre. A Budapest sur la place du Parlement, les manifestants réclament la démission d'Ernö Gerö, premier secrétaire du Parti des Travailleurs Hongrois. Les fonctionnaires de l'AVH (le Bureau de la Sécurité) ouvrent le feu sur les manifestants. 200 personnes sont tuées.

György Gömöri (étudiant en philologie polonaise à l'université de Budapest) :
Ce fut d'une certaine manière la journée la plus décisive dans le déroulement de la révolution. C'est ce jour-là justement qu'a eu lieu le massacre devant le bâtiment de la Diète. [...] Les « provocateurs » non-identifiés postés sur le toit des maisons entourant la place, ont ouvert le feu. C'était une provocation insensée et folle de la police secrète et c'est devenu la cause de l'effusion de sang ultérieure.

Sandor Kopacsi (chef de la police de Budapest) :
Julia [agent de police] m'a téléphoné, terrifiée : [...]
- Camarade Kopacs, l'AVH tire sur les gens avec des mitraillettes !
- Impossible !
A ce moment-là, j'ai entendu les tirs des mitraillettes au téléphone. Julia a explosé en larmes :
- Camarade Kopacs, ça dépasse l'imagination ! L'AVH tire de tous les toits ! [...] Camarade colonel... Une tragédie... C'est effroyable... Les gens hurlent de douleur et de peur, ils tombent comme des mouches... Des centaines de victimes, des femmes, des enfants, écoutez les cris des blessés... c'est horrible... monstrueux...